The LEFTOVERS

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The leftovers est un série télévisée américaine créée par Damon Lindelof et Tom Perrota. Elle est réalisée par Peter Berg, Keith Gordon, Leslie Linka Glatter et Mimi Leder. La saison 1 est composée de dix épisodes. Diffusée depuis le 29 juin 2014 sur HBO et en France depuis le 30 juin 2014 sur OCS City en VOSTFR.

Résumé :
Un 14 octobre en apparence ordinaire, 2% de la population disparaît mystérieusement de la surface de la Terre. Ces gens, de tous âges, se sont évanouis dans la nature, sans explication, laissant leurs proches dans l’angoisse et le désespoir. Trois ans plus tard, la vie a repris son cours dans la bourgade de Mapleton, une petite ville près de New York, mais rien n’est plus comme avant. Personne n’a oublié ce qui s’est passé, ni ceux qui ont disparu. À l’approche des cérémonies de commémoration de la Disparition, le chef de la police locale, Kevin Garvey, est en état d’alerte maximale : des affrontements dangereux se préparent entre la population et un groupuscule, aux revendications mystérieuses, comparable à une secte.

Hello shining people !

The leftovers, dont la traduction littérale serait « les laissés-pour-compte », est une série très particulière, que j’ai eu beaucoup de mal à cerner. Dès le premier épisode, j’ai ressenti une grande curiosité et une forte émotion. J’ai été submergée par l’ambiance mystérieuse et étrange, du fait de la disparition d’une grande partie de la population mondiale soudaine et inexpliquée. L’atmosphère est également pesante et triste ; après trois ans les gens ne semblent pourtant pas remis, et même si en apparence la ville de Mapleton n’a pas changé, la frustration des habitants est lancinante.

J’ai poursuivi mon chemin dans cette histoire, tout en me demandant à la fin des premiers épisodes si j’appréciais ou non cette série, et si je lui trouvais un intérêt. La série était déjà en train de faire effet sur moi, et ces questions là, faisaient partie de la volonté de cette série. J’ai alors compris que l’histoire n’était pas tant tournée vers les causes de la Disparition que sur les conséquences qu’elle produisait sur les gens, en l’occurrence sur certains habitants de Mapleton. Cette idée est d’après moi la résolution de la série, et l’on ignore où elle veut nous mener et si elle veut nous mener quelque part, sinon vers des questionnements.

Cela m’a alors amenée à me questionner sur la vie, l’humanité, la morale, et la spiritualité. Des thèmes abordés à travers des personnages, qui tentent de se reconstruire, d’oublier ou bien au contraire de ne pas passer un moment sans se rappeler et rappeler aux autres combien il est impossible de vivre comme avant. J’ai fortement ressenti la dimension religieuse, dès le générique, et particulièrement incarnée par le prêtre Matt Jamison, pour qui la Disparition est une épreuve imposée par Dieu. D’un autre côté, de nombreuses sectes voient le jour, telle que les Coupables Survivants. Ils sont chargés de transmettre leur « croyance » en surveillant des gens, en leur renvoyant l’image de la terrible Disparition, pour tenter ainsi de recruter des personnes, souvent affaiblies et perdues. Ils prônent le silence, ne communiquent donc que très peu et par écrit, et ils fument sans interruption pour proclamer leur foi, comme ils le revendiquent, bien qu’ils soient agnostiques. Il y a également des apparitions de « guides », qui s’autoproclament guérisseurs ou sauveurs, et illustrent la dimension de croyance aveugle. Parmi toutes ces dérives engendrées par une telle situation, on peut noter le recours à la violence, notion omniprésente et montrée de manière extrême parfois, donnant lieu à des scènes très dures, dont une particulièrement insoutenable. Cela souligne tout simplement la cruauté dont l’homme peut faire preuve dans un tel contexte. Même si ce n’est pas une série du genre fantastique, il y a un côté un peu surnaturel et chimérique. En effet, le rêve est parfois mêlé à la réalité, comme pour le personnage principal, Kevin Garvey, qui fait du somnambulisme. Tous ces thèmes sont à mon sens des sujets sensibles, qui soulèvent beaucoup de questions et divisent les opinions mais sont ici abordés avec intelligence.

Par ailleurs, je trouve la mise en scène de la série épatante, où le rythme est lent mais captivant. Il y a un vrai équilibre entre chaque épisode, et certains sont élaborés comme des portraits de personnages, ce qui permet de mieux comprendre leur psychologie. La qualité des images est superbe, avec des couleurs et une lumière toujours bien adaptées aux plans. La musique du compositeur Max Richter, joue également un rôle primordial, et ajoute une telle intensité aux images qu’elle contribue à l’expérience sensorielle de la série. Les morceaux surviennent à des moments toujours très forts émotionnellement et certains sont même associés à des personnages. J’aime vraiment beaucoup cette réalisation, très esthétique, puissante et digne d’un cinéma d’auteur.

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Le jeu des acteurs est l’un des aspects de la série que j’apprécie le plus et il représente l’âme de la série, qui repose plutôt sur ses personnages que sur l’action. En effet, on se focalise directement sur les personnages principaux, aux caractères très forts et sur les relations qui se créent entre eux.
Kevin Garvey, joué par Justin Theroux, est le personnage principal ; il est agent de police, père de deux adolescents, séparé de sa femme partie rejoindre la secte des Coupables Survivants. C’est un homme perdu mais qui lutte pour rester un père rassurant, maintenir l’ordre à Mapleton en exerçant son travail, tenter de récupérer sa femme et gérer ses traumatismes liés au choc de la Disparition. Je trouve son personnage admirable, dans son humanité et sa vulnérabilité ; et l’acteur, que je découvre dans ce rôle, a beaucoup de talent. Le second rôle, qui d’après moi est à noter, est celui de Nora Durst interprété par Carrie Coon. C’est une femme qui a perdu dans la Disparition, son mari et ses deux enfants, elle est donc totalement abandonnée. Elle est brisée et meurtrie, mais elle travaille tout de même pour le Département de la Disparition. Son métier consiste à interroger des proches des personnes disparues, durant un entretien filmé, avec un questionnaire incongru de 150 questions, pour évaluer l’indemnisation qu’ils pourront recevoir. Son rôle m’emballe un peu moins mais je m’y suis attachée petit à petit. Laurie, joué par Amy Brenneman, l’ex-femme de Kevin, et mère de leur fille Jill, est un personnage que j’aime beaucoup. Elle apparaît telle une mère indigne quittant son foyer, mais paradoxalement comme une femme forte, par sa détermination et son implication au sein de la secte des Coupables Survivants. Elle était autrefois psychologue, et je me suis demandé comment elle avait pu délaisser sa famille pour rejoindre cette secte, pour s’infliger le silence, les contraintes de cette vie militante, les surveillances nocturnes dans le froid, et les conditions de vie très précaires et rudes. Je trouve l’actrice remarquable, d’autant que son rôle est quasiment muet, mais elle réussit parfaitement à retranscrire ses émotions. Un autre personnage, qui est pour moi très marquant, est le révérend Matt Jamison interprété par Christopher Eccleston. Il est aussi le frère de Nora, et sa femme Mary est devenue tétraplégique le jour la Disparition dans un accident de voiture. Il interprète cette Disparition à la manière d’un homme de foi, mais malgré son désarroi et sa peine il tente d’apprendre de cet enseignement et accepte son sort. L’acteur est très fort, il arrive à mettre mal à l’aise par sa prestance et sa conviction ; il m’a également fait éprouver de la pitié quand il se fait piéger par sa dévotion pour les autres. Pour finir, je trouve que les personnages de Patti Levin, la dirigeante des Coupables Survivants de Mapleton joué par Ann Dowd, et Meg une jeune recrue de la secte interprétée par Liv Tyler, sont étonnants et très intéressants bien que secondaires.

Pour moi cette série est une expérience, elle pose de nombreuses questions métaphysiques, et elle offre des émotions fortes. C’est une étude psychologique dans un contexte inédit, puisqu’il est dû à un phénomène inexplicable. Tout l’intérêt de cette série est de voir la difficulté de vivre après la perte d’êtres chers sans qu’ils ne meurent pour autant et sans savoir où ils sont. Par définition, une personne qui n’est plus là est forcément décédée, alors que pour « les laissés-pour-compte » c’est différent, sachant qu’ils ne peuvent pas envisager cette vision des choses. Donc il leur est très difficile de concevoir cette idée car elle n’est pas « naturelle ».
Pour aller plus loin, j’ai ensuite lu le roman de Tom Perrotta, « Les disparus de Mapleton », dont la série est inspirée. Il raconte la même histoire, avec quelques différences considérables sur le caractère des personnages et sur la tournure des évènements. Cependant j’ai retrouvé des scènes identiques à la série et j’ai pu prendre du recul, et obtenir des détails supplémentaires sur les personnages notamment. Cependant, j’ai été beaucoup moins touchée par l’écriture, un peu pauvre et crue, et le côté dramatique est nettement affaibli bien qu’il y ait des passages très durs et cruels.

FARGO – Saison 2

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Hello shining people !

Je viens de finir la saison 2 de la série Fargo et elle vaut bien une petite chronique. Lorsque j’avais écrit l’article sur mes séries du moment, je l’évoquais alors, et n’étais pas encore convaincue. Il a suffi d’arriver au troisième épisode pour me faire succomber.

Pour rappel, c’est une série américaine, d’anthologie (dont le casting diffère d’une saison à l’autre), créée par Noah Hawley. Elle est basée sur le film « Fargo » des frères Coen, qui en sont également les producteurs. Du genre comédie noire et thriller, elle est composée de 10 épisodes de 40 minutes environ. J’avais adoré le film avant tout puis la saison 1 et j’avais hâte de continuer par la saison 2.

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Les faits qui se déroulent dans la saison 2 datant de 1979, sont antérieurs à la saison 1 où l’histoire se passe en 2006. On revient sur une affaire impliquant l’esthéticienne Peggy Blomquist (Kirsten Dunst) et son mari, le boucher Ed Blomquist (Jesse Plemons) et une grande famille criminelle locale. Le jeune couple va se retrouver malgré lui, en guerre contre cette famille, qui est elle-même traquée par le capitaine Lou Solverson (Patrick Wilson) et son beau-père le sheriff Hank Larsson (Ted Danson). C’est là que le fameux incident de Sioux Falls (évoqué par Lou un des personnages qui figure aussi dans la première saison) aura lieu.

Bien que ce soit une anthologie, il y a un lien entre les deux saisons, puisque les personnages de Lou et sa fille Molly, apparaissaient déjà dans le saison 1 mais 27 ans après.

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Cette deuxième saison se passe dans les années 70, ce qui change vraiment l’ambiance, notamment par la décoration intérieure et le style vestimentaire. En effet, les personnages ont le total look, pantalons pattes d’eph, chemises à grands cols, et coiffures ou coupes de cheveux à la mode de l’époque. Le cadre est ici planté entre les États du Minnesota, du Dakota du Sud et du Nord, dans des villes telles que Luverne, Kansas City et Sioux Falls, offrant de belles images du Nord de l’Amérique frontalière du Canada. J’aime particulièrement ces paysages silencieux, les vastes étendues enneigées et les grandes forêts hivernales, même si je trouve l’atmosphère moins glaçante que dans la saison 1.

En effet, dans cette saison il y a également une vraie chasse à l’homme. Mais comme les personnages « méchants » sont plus nombreux, et sachant qu’il s’agit aussi d’une famille, il y a un côté moins effrayant. Cette fois encore un bon citoyen se retrouve impliqué dans une affaire qui lui tombe dessus et va chambouler sa vie. Il va vite être dépassé, il commet une erreur puis toutes les autres s’enchaînent et il ne peut plus revenir en arrière, ou ne veut plus… C’est un cas de figure qui prête à des quiproquos et des situations un peu déjantées. Les parties qui s’affrontent ne se connaissent pas, et ignorent de quoi chacun est réellement capable. L’ignorance est mêlée au désir de vengeance, ce qui ne peut qu’aboutir à un massacre. Ce qui est amusant c’est de voir les personnages qui en essayant de régler leurs problèmes s’y enfoncent encore plus. Mais parfois, sans le vouloir, ils arrivent à déjouer les mauvaises intentions et à s’en sortir provisoirement.

Enfin, je note surtout les supers jeux d’acteurs. Mention spéciale à Kirsten Dunst, j’ai toujours trouvé que c’était une bonne actrice, ce qui s’est confirmé dans cette série, même si au début son rôle m’agaçait un peu, j’ai beaucoup aimé son évolution. Son mari aussi incarne parfaitement le jeune entrepreneur de classe moyenne un peu simplet, grâce à l’acteur Jesse Plemons, qui jouait d’ailleurs dans un film que j’ai vu il y quelques temps, Strictly Criminal. La famille des Gerhardt est haute en couleurs avec des membres plus extravagants les uns que les autres. Dans le rôle des sales voyous qui m’ont marquée, il y a le fils Dodd Gerhardt joué par Jeffrey Donovan, et l’homme de main du syndicat de Kansas City, à tendance philosophe et très charismatique, Mike Milligan, campé par un acteur qui m’était inconnu Bokeem Woodbine. Puis, deux personnages qui m’ont aussi interpellée, l’indien Hanzee Dent interprété par Zahn McClarnon pour son côté mystérieux et l’avocat Karl Weathers joué par Nick Offerman pour ses tirades rocambolesques.

L’histoire est bien ficelée et prenante, les dialogues sont bons et les personnages fabuleux. Vivement que la saison 3 sorte (prévue pour 2017 normalement) et prolonge mon adoration pour Fargo et son univers.

Les Huit Salopards

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Résumé :

Quelques années après la fin de la guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth fait route vers la ville de Red Rock où il doit livrer à la justice sa prisonnière, Daisy Domergue. Ils rencontrent sur la route le major Marquis Warren, un ancien soldat de l’Union devenu lui aussi chasseur de primes et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Alors qu’ils sont surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans un relais de diligence où se trouvent déjà quatre autres personnes : Bob, qui s’occupe du relais en l’absence de la propriétaire, Oswaldo Mobray, le bourreau de Red Rock, le conducteur de troupeaux Joe Gage et le général confédéré Sanford Smithers. Coincés par la tempête, les huit voyageurs vont s’engager dans une série de tromperies et de trahisons

 

Hello shining people !

J’attendais avec impatience d’aller voir le dernier film de Quentin Tarantino, mais ayant lu et entendu beaucoup de mauvaises critiques j’avais un peu d’appréhension et peur d’être déçue. Étant donné que j’avais aimé tous ses films, je comptais aller le voir dans tous les cas et m’en faire ma propre opinion. Et j’ai bien fait parce que je l’ai adoré ! Il est certes long mais en comparaison avec « Django Unchained » son film précédent (qui dure 3h également) je n’ai pas vu le temps passer.

Je ne suis sûrement pas très objective vu que d’emblée je sais que je vais aimer le style puisque c’est celui de Tarantino. Pour autant, j’ai été comblée, car tout ce qui me plaît dans ses films, et c’est pour cela que je vais les voir, se retrouve dans celui-ci. Ce qui est génial, c’est que même si ses films sont quasiment tous réalisés de la même manière, je ne m’en lasse pas.

À commencer par la construction, sous forme de chapitres, comme dans un roman. Puis avec la voix off, qui commente les scènes, visant directement le spectateur afin qu’il s’implique dans l’intrigue, cela ajoute un effet romanesque. Mais encore avec un scénario puissant, à travers des dialogues impétueux, des répliques tranchantes, sans cesse agrémenté d’insanités. J’admire la mise en scène, très étudiée, et l’équilibre dans l’enchaînement des plans. Une importance est accordée aux noms  de chaque personnage. Ainsi, j’ai l’impression que Tarantino prend plaisir à imaginer tout ça, qu’il s’amuse, et cela transparaît dans le ton du film.

Les personnages sont aussi incroyables, tous plus impitoyables les uns que les autres, mais deviennent pour certains attachants. Comme le chasseur de primes, John Ruth, presque émouvant avec son caractère de vieil ours, et aussi Daisy la furie qui a réussi à m’enchanter à un moment. Mention spéciale à l’acteur Walton Goggins qui joue le rôle du shérif Mannix, très agaçant mais au final assez hilarant ! J’adore également les acteurs Samuel L Jackson, Tim Roth et Kurt Russell, parfaits dans leurs rôles.

C’est un western revisité, baigné de violence et de grossièreté, avec une ambiance pesante et soupçonneuse. Il se déroule comme une enquête en huis-clos, avec un petit côté énigmatique digne d’un polar et qui m’a un peu fait penser au film « Le mystère de la chambre jaune », lorsque des passages sont montrés sous des angles différents.  Les salopards se méfient donc tous les uns des autres, jusqu’à l’élément déclencheur, où tout bascule. Je précise que la bande son, composée par Ennio Morricone, est superbe.

Toutefois, j’ai énormément ri, aussi bien lorsqu’il y avait des situations drôles, où les personnages s’esclaffent vulgairement que lors de scènes ridiculement immondes. Ce qui m’a le plus plu, je crois, c’est que j’ai été surprise pendant tout le film, même si certaines choses étaient prévisibles, je ne m’attendais pas à chaque dénouement.

La magie de Tarantino a une fois de plus opéré et pour mon premier film au cinéma de l’année 2016 c’est une réussite.

Mon TOP 5 des Films de l’année 2015

Youhou !

Cette année, enfin l’année dernière, je ne suis pas beaucoup allée au cinéma, tout simplement parce que les films annoncés ne me tentaient pas tellement. J’ai dû en voir une dizaine seulement (je parle uniquement de ceux que j’ai vus au cinéma) donc je fais un Top 5 de ceux que j’ai préférés.

Number Five : Sicario

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Film policier américain réalisé par Denis Villeneuve, sorti en 2015. «Sicario», en français «sicaire» (tueur à gages), fait référence aux tueurs opérant pour les cartels d’Amérique centrale et du Sud.

Kate Macer est une jeune agent du FBI idéaliste et volontaire. Divorcée et sans aucune vie de famille, elle ne vit que pour son métier. Membre d’une unité d’élite dans les opérations de libérations d’otages sur la région de Phoenix au sud des États-Unis, elle est confrontée chaque jour à la violence des trafiquants de drogue qui ont transformé la région frontalière avec le Mexique en zone de non-droit. À la suite d’une intervention qui a tourné à la catastrophe, elle se porte volontaire pour rejoindre l’équipe de Matt. Leur mission : s’attaquer par tous les moyens au chef du cartel de Juàrez. Pour cela, ils n’hésitent pas à intervenir de façon clandestine au Mexique accompagnés par Alejandro, un conseiller au passé trouble. Face à la barbarie des cartels et au cœur d’un système opaque, Kate va devoir remettre en cause toutes ses certitudes si elle veut survivre.

Ce film est intéressant par le sujet traité, les acteurs sont bons, mais leurs rôles ne les mettent pas assez en valeur, surtout l’actrice principale Emily Blunt. Les prises de vues sont très esthétiques, mais parfois trop longues, et les dialogues sont assez pauvres, donc le film m’a semblé interminable.

Number Four : Vice-versa

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C’est le 133ᵉ long-métrage d’animation des studios Disney et le 15ᵉ long-métrage de Pixar. Réalisé en images de synthèse par Pete Docter et Ronnie del Carmen

La jeune Riley a dû quitter sa ville natale dans le Minnesota pour venir s’installer à San Fransisco, à cause du travail de son père. Elle essaie de s’habituer à cette nouvelle vie, guidée par ses émotions : la Joie, la Peur, la Colère, le Dégoût et la Tristesse. C’est depuis le Quartier cérébral, le centre de contrôle de l’esprit de Riley, que ses émotions la conseillent dans la vie de tous les jours. Ce film traduit le moment compliqué du passage à l’adolescence : c’est là que la personnalité se construit, au fil des expériences et surtout en fonction du souvenir que l’on garde de ces événements

Ce film est super bien fait, autant dans l’idée que dans les personnages très attachants et adapté pour les petits comme pour les grands. J’ai passé un très bon moment, certaines scènes m’ont fait beaucoup rire, notamment celle où l’on voit ce qui se passe dans la tête du jeune garçon lorsque l’héroïne s’adresse à lui ! Forcément j’ai aussi versé une larme lors d’un passage pas drôle du tout.

 

Number Three : Strictly Criminal

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Drame policier américain réalisé par Scott Cooper, qui raconte la vie du gangster James J. Bulger.

Dans les années 1970 à Boston, James J. Bulger, alias « Whitey » Bulger, devient l’un des membres fondateurs du gang irlandais de Winter Hill. Son ascension dans le monde de la pègre est facilitée par John Connolly, un ami d’enfance devenu agent du FBI.

Ce film est pour moi très sombre et violent. J’ai écrit un article à propos où j’en parle de manière détaillée et où j’explique ce que j’en ai pensé, je vous invite à y jeter un œil ici.

 

Number Two : Divergente 2

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Film de science-fiction américain réalisé par Robert Schwentke, sorti en 2015. C’est l’adaptation cinématographique du roman du même nom de Veronica Roth. Second volet d’une série de films, il fait suite à Divergente réalisé par Neil Burger et sorti en 2014.

Dans un monde post-apocalyptique où la société a été réorganisée autour de 5 factions (Audacieux, Érudits, Altruistes, Sincères et Fraternels), Tris a mis au jour un complot mené par la faction dominante, les Érudits, dirigés par Jeanine. Abandonnant une ville à feu et à sang, à la recherche d’alliés, Tris et Quatre sont désormais traqués par les autorités. Jeanine décrète la loi martiale pour anéantir les Divergents, tandis que la guerre entre les factions prend de l’ampleur. Pourquoi les Divergents sont-ils une menace pour la société ? La découverte d’un objet mystérieux, hérité du passé, pourrait bien bouleverser l’équilibre des forces…

J’avais bien aimé le premier, j’étais donc très enthousiaste à l’idée de découvrir la suite et je n’ai pas été déçue. Je n’ai pas pour habitude de m’intéresser à la science-fiction que ce soit en littérature ou en cinéma, mais je me suis laissée tenter et bien ça me plaît. En tout cas cette série, et surtout les personnages, Tris et Quatre, que j’ai vraiment hâte de retrouver dans le prochain.

 

Number One : The Lobster

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The Lobster est un film helléno-britannique réalisé par Yórgos Lánthimos, et sorti en 2015. Le film est sélectionné en compétition officielle au 68ᵉ festival de Cannes où il remporte le prix du jury.

Dans un avenir proche dystopique, les personnes seules sont enfermées dans un hôtel où elles doivent trouver un partenaire en 45 jours, faute de quoi elles se voient transformées en animal de leur choix. Un homme s’échappe et rejoint les solitaires, un groupe de rebelles qui vit dans les bois où le flirt et les relations sexuelles sont interdits. Il y trouve l’amour.

C’est le film qui m’a le plus fasciné. Il est très spécial, poétique, philosophique même, mais ça change. J’aime le côté étrange, un peu gore, et complètement décalé qui rendent certaines scènes très drôles ou très gênantes. J’avoue que sur le moment j’étais assez perplexe, je n’étais pas sûre de comprendre le message que voulait faire passer le réalisateur, mais finalement je le trouve plutôt génial. Je ne pense pas que ce soit LE film incontournable mais il vaut le coup, ne serait-ce que pour son originalité.

Strictly criminal

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Synopsis :

Le quartier de South Boston dans les années 70. L’agent du FBI John Connolly convainc le caïd irlandais James « Whitey » Bulger de collaborer avec l’agence fédérale afin d’éliminer un ennemi commun : la mafia italienne. Le film retrace l’histoire vraie de cette alliance contre nature qui a dégénéré et permis à Whitey d’échapper à la justice, de consolider son pouvoir et de s’imposer comme l’un des malfrats les plus redoutables de Boston et les plus puissants des États-Unis.

Salut à tous !

Je suis allée voir Strictly criminal après avoir été emballée par la bande annonce dont j’ai adoré la musique, et parce que Johnny Depp une fois de plus grimé, joue le rôle principal du gangster.                                                        D’ailleurs, je pense que la musique de la bande annonce « Till it’s gone » du rappeur Yelawolf n’a pas été choisie par hasard. Elle est très rythmée, il y a des coups de feu et des explosions. Les paroles sont aussi en accord avec les thèmes du film, avec des insultes, elles parlent de compter sur soi-même et surtout pas sur quelqu’un qui a des ennuis. Cela me fait donc penser à la relation que le gangster James Bulger a avec son frère le sénateur Billy Bulger, indéniablement liés, qui peut nuire à son image. Et également à la relation entre James Bulger et John Connolly qui va se retrouver mêlé à des affaires d’assassinats.

Tout d’abord c’est un film très violent avec des scènes de meurtres et de tortures. La peur et la cruauté règnent à cause du caïd James Bulger et de ses hommes, prêts à tout pour imposer leurs lois et faire respecter leur pouvoir à « Southie ». Cette puissance n’en sera que plus grande lorsqu’il sera « couvert » par John Connolly, un ami d’enfance.

Pour ce jeune agent du FBI c’est une manière de gravir les échelons, en mettre plein la vue à son supérieur et ses coéquipiers, et se refaire une garde robe tape-à-l’œil. Sauf que ça ne fera qu’attirer les soupçons autour de lui, et lui faire perdre sa crédibilité auprès d’autres agents déterminés à poursuivre le réel danger. Comme sa femme témoin de son évolution, je le trouvais de plus en plus agaçant et malhonnête.

C’est avec ce personnage que l’on prend conscience des erreurs stratégiques qu’a commis la police. Même si au départ l’enjeu est honorable, elle se corrompt, jusqu’à perdre le contrôle. J’ai trouvé qu’en ce sens Strictly criminal traitait bien ce problème, à tel point que ça devienne gênant et révoltant.

Concernant le jeu d’acteur de Johnny Depp je le trouve parfait, mais parfaitement détestable, presque écœurant. A travers ses fraudes, ses arnaques et ses coups bas mais aussi par son apparence physique, plutôt malsaine et maladive. Bien qu’il ne boive pas et ne se drogue pas vraiment, il est tellement trempé dans ce milieu qu’il en est perverti. D’après moi il incarne le mal mais aussi la tristesse. A certains moments il m’a fait pitié, car la vie lui fait payer cher ses fautes.

Finalement je trouve que Strictly criminal est un film un peu trop sombre et dur mais intéressant étant donné qu’il retrace des faits réels.

Si l’on s’intéresse à ce genre d’histoire je pense que cela vaut la peine de lire le livre Black Mass: The True Story Of An Unholy Alliance Between The FBI And The Irish de Dick Lehr et Gerard O’Neill dont le film a été adapté.