Les Huit Salopards

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Résumé :

Quelques années après la fin de la guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth fait route vers la ville de Red Rock où il doit livrer à la justice sa prisonnière, Daisy Domergue. Ils rencontrent sur la route le major Marquis Warren, un ancien soldat de l’Union devenu lui aussi chasseur de primes et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Alors qu’ils sont surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans un relais de diligence où se trouvent déjà quatre autres personnes : Bob, qui s’occupe du relais en l’absence de la propriétaire, Oswaldo Mobray, le bourreau de Red Rock, le conducteur de troupeaux Joe Gage et le général confédéré Sanford Smithers. Coincés par la tempête, les huit voyageurs vont s’engager dans une série de tromperies et de trahisons

 

Hello shining people !

J’attendais avec impatience d’aller voir le dernier film de Quentin Tarantino, mais ayant lu et entendu beaucoup de mauvaises critiques j’avais un peu d’appréhension et peur d’être déçue. Étant donné que j’avais aimé tous ses films, je comptais aller le voir dans tous les cas et m’en faire ma propre opinion. Et j’ai bien fait parce que je l’ai adoré ! Il est certes long mais en comparaison avec « Django Unchained » son film précédent (qui dure 3h également) je n’ai pas vu le temps passer.

Je ne suis sûrement pas très objective vu que d’emblée je sais que je vais aimer le style puisque c’est celui de Tarantino. Pour autant, j’ai été comblée, car tout ce qui me plaît dans ses films, et c’est pour cela que je vais les voir, se retrouve dans celui-ci. Ce qui est génial, c’est que même si ses films sont quasiment tous réalisés de la même manière, je ne m’en lasse pas.

À commencer par la construction, sous forme de chapitres, comme dans un roman. Puis avec la voix off, qui commente les scènes, visant directement le spectateur afin qu’il s’implique dans l’intrigue, cela ajoute un effet romanesque. Mais encore avec un scénario puissant, à travers des dialogues impétueux, des répliques tranchantes, sans cesse agrémenté d’insanités. J’admire la mise en scène, très étudiée, et l’équilibre dans l’enchaînement des plans. Une importance est accordée aux noms  de chaque personnage. Ainsi, j’ai l’impression que Tarantino prend plaisir à imaginer tout ça, qu’il s’amuse, et cela transparaît dans le ton du film.

Les personnages sont aussi incroyables, tous plus impitoyables les uns que les autres, mais deviennent pour certains attachants. Comme le chasseur de primes, John Ruth, presque émouvant avec son caractère de vieil ours, et aussi Daisy la furie qui a réussi à m’enchanter à un moment. Mention spéciale à l’acteur Walton Goggins qui joue le rôle du shérif Mannix, très agaçant mais au final assez hilarant ! J’adore également les acteurs Samuel L Jackson, Tim Roth et Kurt Russell, parfaits dans leurs rôles.

C’est un western revisité, baigné de violence et de grossièreté, avec une ambiance pesante et soupçonneuse. Il se déroule comme une enquête en huis-clos, avec un petit côté énigmatique digne d’un polar et qui m’a un peu fait penser au film « Le mystère de la chambre jaune », lorsque des passages sont montrés sous des angles différents.  Les salopards se méfient donc tous les uns des autres, jusqu’à l’élément déclencheur, où tout bascule. Je précise que la bande son, composée par Ennio Morricone, est superbe.

Toutefois, j’ai énormément ri, aussi bien lorsqu’il y avait des situations drôles, où les personnages s’esclaffent vulgairement que lors de scènes ridiculement immondes. Ce qui m’a le plus plu, je crois, c’est que j’ai été surprise pendant tout le film, même si certaines choses étaient prévisibles, je ne m’attendais pas à chaque dénouement.

La magie de Tarantino a une fois de plus opéré et pour mon premier film au cinéma de l’année 2016 c’est une réussite.

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Mon TOP 5 des Films de l’année 2015

Youhou !

Cette année, enfin l’année dernière, je ne suis pas beaucoup allée au cinéma, tout simplement parce que les films annoncés ne me tentaient pas tellement. J’ai dû en voir une dizaine seulement (je parle uniquement de ceux que j’ai vus au cinéma) donc je fais un Top 5 de ceux que j’ai préférés.

Number Five : Sicario

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Film policier américain réalisé par Denis Villeneuve, sorti en 2015. «Sicario», en français «sicaire» (tueur à gages), fait référence aux tueurs opérant pour les cartels d’Amérique centrale et du Sud.

Kate Macer est une jeune agent du FBI idéaliste et volontaire. Divorcée et sans aucune vie de famille, elle ne vit que pour son métier. Membre d’une unité d’élite dans les opérations de libérations d’otages sur la région de Phoenix au sud des États-Unis, elle est confrontée chaque jour à la violence des trafiquants de drogue qui ont transformé la région frontalière avec le Mexique en zone de non-droit. À la suite d’une intervention qui a tourné à la catastrophe, elle se porte volontaire pour rejoindre l’équipe de Matt. Leur mission : s’attaquer par tous les moyens au chef du cartel de Juàrez. Pour cela, ils n’hésitent pas à intervenir de façon clandestine au Mexique accompagnés par Alejandro, un conseiller au passé trouble. Face à la barbarie des cartels et au cœur d’un système opaque, Kate va devoir remettre en cause toutes ses certitudes si elle veut survivre.

Ce film est intéressant par le sujet traité, les acteurs sont bons, mais leurs rôles ne les mettent pas assez en valeur, surtout l’actrice principale Emily Blunt. Les prises de vues sont très esthétiques, mais parfois trop longues, et les dialogues sont assez pauvres, donc le film m’a semblé interminable.

Number Four : Vice-versa

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C’est le 133ᵉ long-métrage d’animation des studios Disney et le 15ᵉ long-métrage de Pixar. Réalisé en images de synthèse par Pete Docter et Ronnie del Carmen

La jeune Riley a dû quitter sa ville natale dans le Minnesota pour venir s’installer à San Fransisco, à cause du travail de son père. Elle essaie de s’habituer à cette nouvelle vie, guidée par ses émotions : la Joie, la Peur, la Colère, le Dégoût et la Tristesse. C’est depuis le Quartier cérébral, le centre de contrôle de l’esprit de Riley, que ses émotions la conseillent dans la vie de tous les jours. Ce film traduit le moment compliqué du passage à l’adolescence : c’est là que la personnalité se construit, au fil des expériences et surtout en fonction du souvenir que l’on garde de ces événements

Ce film est super bien fait, autant dans l’idée que dans les personnages très attachants et adapté pour les petits comme pour les grands. J’ai passé un très bon moment, certaines scènes m’ont fait beaucoup rire, notamment celle où l’on voit ce qui se passe dans la tête du jeune garçon lorsque l’héroïne s’adresse à lui ! Forcément j’ai aussi versé une larme lors d’un passage pas drôle du tout.

 

Number Three : Strictly Criminal

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Drame policier américain réalisé par Scott Cooper, qui raconte la vie du gangster James J. Bulger.

Dans les années 1970 à Boston, James J. Bulger, alias « Whitey » Bulger, devient l’un des membres fondateurs du gang irlandais de Winter Hill. Son ascension dans le monde de la pègre est facilitée par John Connolly, un ami d’enfance devenu agent du FBI.

Ce film est pour moi très sombre et violent. J’ai écrit un article à propos où j’en parle de manière détaillée et où j’explique ce que j’en ai pensé, je vous invite à y jeter un œil ici.

 

Number Two : Divergente 2

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Film de science-fiction américain réalisé par Robert Schwentke, sorti en 2015. C’est l’adaptation cinématographique du roman du même nom de Veronica Roth. Second volet d’une série de films, il fait suite à Divergente réalisé par Neil Burger et sorti en 2014.

Dans un monde post-apocalyptique où la société a été réorganisée autour de 5 factions (Audacieux, Érudits, Altruistes, Sincères et Fraternels), Tris a mis au jour un complot mené par la faction dominante, les Érudits, dirigés par Jeanine. Abandonnant une ville à feu et à sang, à la recherche d’alliés, Tris et Quatre sont désormais traqués par les autorités. Jeanine décrète la loi martiale pour anéantir les Divergents, tandis que la guerre entre les factions prend de l’ampleur. Pourquoi les Divergents sont-ils une menace pour la société ? La découverte d’un objet mystérieux, hérité du passé, pourrait bien bouleverser l’équilibre des forces…

J’avais bien aimé le premier, j’étais donc très enthousiaste à l’idée de découvrir la suite et je n’ai pas été déçue. Je n’ai pas pour habitude de m’intéresser à la science-fiction que ce soit en littérature ou en cinéma, mais je me suis laissée tenter et bien ça me plaît. En tout cas cette série, et surtout les personnages, Tris et Quatre, que j’ai vraiment hâte de retrouver dans le prochain.

 

Number One : The Lobster

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The Lobster est un film helléno-britannique réalisé par Yórgos Lánthimos, et sorti en 2015. Le film est sélectionné en compétition officielle au 68ᵉ festival de Cannes où il remporte le prix du jury.

Dans un avenir proche dystopique, les personnes seules sont enfermées dans un hôtel où elles doivent trouver un partenaire en 45 jours, faute de quoi elles se voient transformées en animal de leur choix. Un homme s’échappe et rejoint les solitaires, un groupe de rebelles qui vit dans les bois où le flirt et les relations sexuelles sont interdits. Il y trouve l’amour.

C’est le film qui m’a le plus fasciné. Il est très spécial, poétique, philosophique même, mais ça change. J’aime le côté étrange, un peu gore, et complètement décalé qui rendent certaines scènes très drôles ou très gênantes. J’avoue que sur le moment j’étais assez perplexe, je n’étais pas sûre de comprendre le message que voulait faire passer le réalisateur, mais finalement je le trouve plutôt génial. Je ne pense pas que ce soit LE film incontournable mais il vaut le coup, ne serait-ce que pour son originalité.

Strictly criminal

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Synopsis :

Le quartier de South Boston dans les années 70. L’agent du FBI John Connolly convainc le caïd irlandais James « Whitey » Bulger de collaborer avec l’agence fédérale afin d’éliminer un ennemi commun : la mafia italienne. Le film retrace l’histoire vraie de cette alliance contre nature qui a dégénéré et permis à Whitey d’échapper à la justice, de consolider son pouvoir et de s’imposer comme l’un des malfrats les plus redoutables de Boston et les plus puissants des États-Unis.

Salut à tous !

Je suis allée voir Strictly criminal après avoir été emballée par la bande annonce dont j’ai adoré la musique, et parce que Johnny Depp une fois de plus grimé, joue le rôle principal du gangster.                                                        D’ailleurs, je pense que la musique de la bande annonce « Till it’s gone » du rappeur Yelawolf n’a pas été choisie par hasard. Elle est très rythmée, il y a des coups de feu et des explosions. Les paroles sont aussi en accord avec les thèmes du film, avec des insultes, elles parlent de compter sur soi-même et surtout pas sur quelqu’un qui a des ennuis. Cela me fait donc penser à la relation que le gangster James Bulger a avec son frère le sénateur Billy Bulger, indéniablement liés, qui peut nuire à son image. Et également à la relation entre James Bulger et John Connolly qui va se retrouver mêlé à des affaires d’assassinats.

Tout d’abord c’est un film très violent avec des scènes de meurtres et de tortures. La peur et la cruauté règnent à cause du caïd James Bulger et de ses hommes, prêts à tout pour imposer leurs lois et faire respecter leur pouvoir à « Southie ». Cette puissance n’en sera que plus grande lorsqu’il sera « couvert » par John Connolly, un ami d’enfance.

Pour ce jeune agent du FBI c’est une manière de gravir les échelons, en mettre plein la vue à son supérieur et ses coéquipiers, et se refaire une garde robe tape-à-l’œil. Sauf que ça ne fera qu’attirer les soupçons autour de lui, et lui faire perdre sa crédibilité auprès d’autres agents déterminés à poursuivre le réel danger. Comme sa femme témoin de son évolution, je le trouvais de plus en plus agaçant et malhonnête.

C’est avec ce personnage que l’on prend conscience des erreurs stratégiques qu’a commis la police. Même si au départ l’enjeu est honorable, elle se corrompt, jusqu’à perdre le contrôle. J’ai trouvé qu’en ce sens Strictly criminal traitait bien ce problème, à tel point que ça devienne gênant et révoltant.

Concernant le jeu d’acteur de Johnny Depp je le trouve parfait, mais parfaitement détestable, presque écœurant. A travers ses fraudes, ses arnaques et ses coups bas mais aussi par son apparence physique, plutôt malsaine et maladive. Bien qu’il ne boive pas et ne se drogue pas vraiment, il est tellement trempé dans ce milieu qu’il en est perverti. D’après moi il incarne le mal mais aussi la tristesse. A certains moments il m’a fait pitié, car la vie lui fait payer cher ses fautes.

Finalement je trouve que Strictly criminal est un film un peu trop sombre et dur mais intéressant étant donné qu’il retrace des faits réels.

Si l’on s’intéresse à ce genre d’histoire je pense que cela vaut la peine de lire le livre Black Mass: The True Story Of An Unholy Alliance Between The FBI And The Irish de Dick Lehr et Gerard O’Neill dont le film a été adapté.